C’est l’anniversaire de ce courant esthétique né au début des années 1910. Découvrez son empreinte laissée dans les rues de Fougères ⬇️


Courant esthétique né au début des années 1910, l’Art Déco connaît son apogée durant la période des Années folles. Il tire d’ailleurs son nom de la grande Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes qui se tient à Paris en 1925.
Ce mouvement artistique se veut moderne et épuré et influence encore aujourd’hui les créateurs de tous bords. Il privilégie la symétrie, la couleur et la géométrie. L’Art déco s’étend dans tous les domaines de la création : la mode, le mobilier, la peinture, la sculpture mais aussi l’architecture.
En flânant dans les rues de Fougères, certains bâtiments emblématiques de l’histoire industrielle de la ville témoignent de cette période de grande effervescence culturelle et artistique.

A l’angle des rues des Prés et des Récollets se dresse la façade de l’ancienne manufacture de chaussures de luxe pour dames Morel et Gâté, œuvre de l’architecte vitréen Louis Gauvin, construite à la fin des années 1920. Cette façade, épurée, illustre parfaitement les éléments récurrents de l’Art déco : les lignes géométriques, la mosaïque, un angle arrondi à l’intersection des rues. Cette tour renfermait la citerne alimentée en eau qui pouvait, en cas d’incendie, inonder les ateliers concernés.
Cette usine est la première de la ville à faire appel aux mosaïstes Isidore et Vincent Odorico, issus d’une famille d’immigrés italiens qui s’installe à Rennes au 19ème siècle. Ils vont notamment reproduire « la marque au Coq » déposée par Ange Morel lors de la modernisation de l’usine et de sa production dans le courant des années 1910.
Ils interviendront également sur la façade de l’usine Barbier, rue du Général Chanzy, autre témoin de l’époque Art déco.
