Quelle est l’histoire de ce bâtiment, situé entre la place Lariboisière et la rue Porte Saint-Léonard ?


En cette période de traditionnelle déclaration des revenus, l’origine du bâtiment municipal que nous souhaitons vous faire découvrir aujourd’hui est intimement liée aux impôts et taxes. Depuis le Moyen Âge, les municipalités ou bourgs ont recours à l’octroi pour financer les coûts de fonctionnement. Un impôt est alors prélevé sur toutes marchandises à qui on « octroi » le droit d’entrer dans la cité. Un poste de perception de taxes d’abord appelé barrière d’octroi puis bureau d’octroi est implanté à chaque entrée de la ville.
En 1895, il est décidé de centraliser ces taxes dans un même bâtiment que l’on souhaite construire, pour des raisons pratiques, au plus près de la mairie. Le choix se porte sur le terrain vague situé au pied de la tour du Ravelin. Ce nouvel édifice qui a la particularité de comporter deux adresses administratives, abrite deux services. Le dispensaire situé à l’étage au 7, rue Porte Saint Léonard accueille les pauvres pour des soins gratuits. Le bureau central d’octroi est situé côté place Lariboisière.
A partir de 1926, on abandonne l’octroi au profit de taxes plus équitables portant sur les ressources plutôt que sur les besoins. Ainsi, apparaissent des impôts sur les véhicules, les habitations, les commerces et une surprenante taxe sur les billards. En 1928, le bureau central d’octroi se transforme en recette municipale. Ce bâtiment, comme beaucoup d’autres, est touché par les bombardements de juin 1944 mais redevient rapidement opérationnel.
Après-guerre, le dispensaire est de moins en moins fréquenté, on enregistre moins de 300 consultations annuelles. Il ferme définitivement ses portes en janvier 1947. La perception municipale et le Trésor Public sont réunis en 1979 dans l’ex-gendarmerie de la rue de Laval (actuelle avenue George Pompidou). Notre bâtiment est alors investi par le bureau d’aide sociale et l’action sociale qui vont fusionner par la suite. En 1986, le bureau d’aide sociale devient le centre communal d’action sociale (CCAS) qui emménage en 1992 dans ses locaux actuels situés au 88, rue de la Forêt, un lieu chargé d’histoire qui vous sera exposée dans notre prochain article.

La direction de la culture, de l’éducation et du sport (DCES), issue de l’ancien service éducation loisirs, quitte ses locaux de l’ancienne caserne Saint Nicolas pour prendre possession des lieux. La DCES, scindée en 1997, donne naissance à la direction de la culture, des sports et de la vie associative (DCSVA) et la direction de l’éducation et de la prévention (DEP) qui cohabitent jusqu’en 2003. La DCSVA s’installe alors dans la maison des associations située 22, rue du Tribunal depuis 1994.
Au gré des changements dans l’organigramme des services de la Ville de Fougères, la DEP est devenue depuis la direction de l’éducation et de l’enfance qui travaille et accueille toujours les usagers à cette adresse jusqu’à ce que très prochainement une page se tourne…
